CUBA  2015 : 12ème Biennale dArt Contemporain

                La Havane s’autorise à la fois l’extra et l’ordinaire  

« Tu n’as rien vu à La Havane… », ne risque-t-on pas de me dire, comme se le voit dire de façon lancinante Emmanuelle Riva dans le film d’Alain Resnais « Hiroshima mon amour ». A quelle prétendue connaissance de la 12ème Biennale une semaine  passée à La Havane, du 21 au 28 mai 2015 peut-elle conduire ?

Je suis parfaitement consciente du fait que « voir » n’est pas « connaître ». Néanmoins, ne puis-je me prévaloir du thème choisi pour cette manifestation cette année,  « Entre l’idée et l’expérience », pour justifier une démarche empirique cherchant à rendre compte de ce qui ne prétend être qu’un regard particulier porté sur cette Biennale ?  

La connaissance n’est-elle pas autre chose qu’un processus d’acquisitions fragmentées par nos sens  nous permettant de nous construire un savoir personnel limité? Ce qui implique la reconnaissance d’une approche dont la nature est subjective et partielle, parce que relevant d’un point de vue particulier. Celui d’une personne, porteuse de sa propre histoire, qui appréhende une réalité avec ses interrogations et son imaginaire. 

Toutefois, comment ne pas être victime d’apparences trompeuses fournies par une vision superficielle et percevoir, au delà de celles-ci, ce qui s’exprime et est à l’œuvre à travers cette manifestation ? Comment sentir à l’occasion de cette manifestation la réalité d’une ville, le battement de son « cœur »? Guidée par le thème introducteur « Entre l’idée et l’expérience », ma découverte s’est proposée de chercher à voir comment les œuvres exposées pouvaient à la fois refléter une réflexion sur des choix de société et donner forme à ces réflexions dans un « faire ensemble » qui m’a semblé en parfaite adéquation avec une philosophie matérialiste.  

Première approche : « Deux ou trois choses que je sais d’elle… »

Les organisateurs de cette 12ème Biennale ont planifié le déroulement les manifestations selon un calendrier aux allures de tour operator. L’amateur d’art qui rêvait de flâneries va devoir, au pas de charge s’il ne veut rien rater, se déplacer d’un bout à l’autre d’une capitale démesurée de plus de 2 millions d’habitants.

Où se rendre pour percevoir l’image que Cuba se fait de l’art contemporain et comprendre comment s’est opérée la sélection des projets ? Le Centre d’Art Contemporain Wifredo Lam1 est d’emblée tout indiqué. Un choix doublement motivé puisque l’artiste guadeloupéen, Henri Tauliaut, y exposait une troisième version « collaborative » de sa Jungle sphère, accompagnée pour la circonstance d’une performance due à la martiniquaise Annabel Gueredrat. Installée ici l’œuvre entrait en résonance, non seulement avec la Jungle de Lam, mais aussi avec les autres installations des salles avoisinantes. Toutes traduisaient, à des degrés divers, une recherche expérimentale parfois même scientifique et une participation du public. Ainsi que des thématiques actuelles liées à l’eau et à l’environnement.

Parallèlement à Henri Tauliaut, le centre permettait la découverte de deux artistes contemporains majeurs. D’une part Lazaro Saavedra, un artiste cubain à la renommée internationale, Lauréat 2014 du Prix National de Cuba des Arts plastiques pour la qualité de son œuvre, à la fois conceptuelle et humoristique, et pour sa contribution à la formation de générations d’artistes. Pez peo, l’œuvre montrée, se présentait comme un poisson d’avril (le mot « peo » n’existant d’ailleurs pas). Le visiteur était invité à pénétrer dans une salle où il se retrouvait face à un aquarium vide de tout poisson, après s’être vu remis un sachet plastique à demi rempli d’eau, mais vide de tout poisson. L’autre découverte concernait un mexicain, Dr. Lakra, de son vrai nom Jeronimo Lopez Ramirez, artiste de rue et artiste tatoueur dont la pratique renvoie ouvertement à une culture populaire. 

A l’opposé du Centre Wifredo Lam, c’est au très classique Musée des Beaux Arts2 que s’effectua la découverte d’un autre artiste cubain représentatif d’un art conceptuel contemporain, Wilfredo Prieto.  Une trentaine d’œuvres permettait de voir que l’artiste, dans la lignée de Marcel Duchamp, prélève des objets familiers pour les exposer investis d’une charge artistique. Un sandwich de petits rolls sur une étagère (Pan con pan, 2011), deux rouleaux de papier (journal)  hygiéniques accrochés sur un mur blanc carrelé (Discurso papel de periodico y azulejos, 1999) ou encore une boule de cristal simplement posée à terre (Futur incertain, 2011) suffisent pour évoquer le quotidien et les codes culturels et sociaux de la population. 

Ces premiers exemples le montrent, les pratiques des artistes cubains se veulent en lien avec les préoccupations et recherches contemporaines du monde de l’art, tout en se doublant de préoccupations sociales. D’autres lieux emblématiques -des rues, des espaces de rencontres et d’activités- s’articuleront sur le quotidien des habitants de la ville, leur environnement et leur mode de vie. Offrant ainsi à l’observateur la possibilité de « ressentir la ville ».

L’expérience d’une déambulation poétique dans une ville remodelée par l’art.

La relation que la population cubaine entretient avec sa ville passe par le Malecon, cette longue avenue en bordure de mer, à la fois lieu de promenade et d’échanges en fin de journée, sur laquelle, pour la deuxième année consécutive, une cinquantaine de « sculptures » ont été installées. 

Comme autant de métaphores d’un imaginaire proprement cubain qui se décline à travers un thème  commun « Derrière le mur ». Comme le soulignait Yolanda Wood dans un article  de Recherches en esthétique (3)portant sur la création artistique à Cuba « Naître sur une île détermine un espace dans l’imaginaire artistique ». De fait, la mer est omniprésente dans l’imaginaire individuel ou collectif des Cubains où elle fonctionne tantôt comme un appel vers le large et l’Ailleurs, tantôt comme un mur, un obstacle difficilement franchissable et qui isole.

Ainsi, parmi toutes les œuvres croisées certaines retiennent plus particulièrement l’attention. Un long ruban de briques d’un jaune éclatant s’étire en direction de la mer sans qu’aucun accident de terrain ne puisse l’arrêter. Il vient cependant se briser sur le parapet de la digue qui le sépare de la mer . L’usage de hautes chaises de surveillance de baignades semble être ici détourné à d’autres fins, en ces lieux où la baignade n’est pas possible. Devant un gros cube translucide plus bleu que le bleu de la mer et du ciel réunis (Cuba azul, signé de Rachel Valdes), des Cubains font la queue afin de vivre, ne serait-ce qu’un instant, l’expérience du rêve et de l’ailleurs. Faisant du même coup la démonstration que l’homme n’a pas seulement besoin de pain. Ailleurs, des fillettes passent devant des sculptures reproduisant des pans de murs effondrés, tellement semblables à leur environnement qu’elles les laissent indifférentes ; les passants ne prêteront guère plus d’attention à la toile qui, telle une immense bâche bleutée tendue, semble vouloir masquer un immeuble en attente du bon vouloir d’une reconstruction.  Pourtant ils auraient pu croiser le regard d’une femme qui, à l’arrière plan d’une toile envahie de flots déchainés, les fixe intensément. La sculpture monumentale en acier d’un autre visage féminin surgit telle une apparition évanescente portant, noués dans sa chevelure, le bric-à-brac d’un intérieur et d’un jardin désertés.

Un peu partout la ville semble mise à la disposition d’artistes qui en usent comme d’un terrain de jeu, transformant le paysage et modifiant à plaisir notre perception de l’espace. Ici, un mur blanc se voit affublé d’une signalétique gigantesque d’autoroute. Là, une patinoire sans glace mais avec un revêtement expérimental donne l’illusion du froid sous les Tropiques. A proximité du Musée de la Révolution l’artiste brésilienne Regina Silveira  trace à même le sol les emplacements d’un parking où pourraient se ranger des engins et des animaux fantastiques. Tandis que, dans l’étroite rue O’Reilly, un autre artiste est intervenu sur l’architecture grise et rigide d’une façade de plusieurs étages, l’immeuble La Métropolitana, qui -emmaillotée dans un cocon immaculé de bouées légères-  semble attendre sa transformation en chrysalide.  

La mise en scène de lieux familiers.

Mettre en relation l’art contemporain avec l’architecture de la ville, telle semble être l’intention ayant présidée à la sélection de lieux d’exposition et de projets artistiques. Exhibant l’art comme un outil démocratique capable de transformer nombre d’espaces urbains en forums au sein desquels la population peut venir discuter, partager et même créer.

Ainsi l’artiste français Daniel Buren va-t-il mettre en valeur la vieille gare de Casa Blanca en la rhabillant de neuf avec ses larges bandes rayées de couleur vives chargées de traduire la culture populaire des usagers du lieu. Alternant le bleu et le blanc ces bandes font écho aux couleurs du drapeau cubain et modulent l’espace; ailleurs des raies jaune et blanc leur font contraste, tandis qu’un vert franc couvre les bancs, les barrières et des murs extérieurs. Juxtant la gare, des chaises longues très pop’, réalisées par la Chilienne Guisela Munita, garantissent le repos et des voyages imaginaires.

A l’opposé géographiquement de Casa Blanca, le public est attiré par la proposition d’un opéra (Cubanacán) et une exposition vers le lieu où sont formés les artistes, l’Institut supérieur de l’Art de La Havane (l’ISA). L’occasion de faire découvrir l’architecture avant-gardiste d’un cubain, Ricardo Porro. Construit en briques à partir de 1964 mais achevé seulement en 1996, le complexe de cette université pluridisciplinaire emblématique d’un art total (musique, danse, peinture, cinéma et théâtre) fut d’abord contesté. La visite de lieux désormais officiellement reconnus monument national par le gouvernement depuis 2010, et en attente d’une inscription au patrimoine mondial, permet d’apprécier la puissance des lignes, leur combinaison et la poésie qui s’en dégage.  

Avec du recul, n’est-il pas permis de suspecter les organiseurs, à travers ce parcours organisé du patrimoine architectural de la ville, de vouloir mettre en lien Art et Tourisme ?  Si un des objectifs affichés est de croiser les différents arts, on peut s’interroger sur la programmation de certains spectacles, à peine teintés de contemporanéité, au sein de cette Biennale. Au théâtre José Marti une représentation associait la présentation d’un livre de photos (La luz en los ojos cubanos), avec la prestation d’un pianiste (Frank Fernández) et des intermèdes de ballet. Au sein de ce spectacle très classique émergeait une surprise : un pas de deux contemporain, entre deux hommes (Tree States of Soul), d’une audace et d’une sensualité que l’on n’aurait pas soupçonnées. La présence du mécénat Louis Vuitton permet, certes, le financement des projets d’envergure de Buren et de Michelangelo Pistoletto, tout en valorisant sur le marché de l’art des artistes par trop excentrés. Mais ne masque-t-elle pas aussi, au moment où s’effondre le mur de l’embargo américain, de réels enjeux économiques ?

Globalement on peut convenir que l’audace n’est pas toujours ce qui caractérise les œuvres exposées, pas plus que l’humour. A l’exception de rares œuvres qu’il faudra aller chercher du côté de la Nave. Comme le graff satirique de David Sayas, originaire de Porto Rico. On y voit une barque retournée sous laquelle se cache un chien en fuite, un crâne d’animal en guise de masque sur le museau, qui traine derrière lui, avec ses fruits, la nostalgie des Antilles.

Une perspective artistique  qui privilégie les minorités.

Qu’il s’agisse de permettre à des artistes de pays émergeant de la Caraïbe, de l’Amérique latine, d’Afrique ou même d’Asie, de s’exposer ou à des minorités sociales généralement étrangères au monde très fermé de l’art contemporain d’y avoir accès, c’est en cela que réside l’originalité de la Biennale de La Havane. L’espace le plus emblématique de cette démarche reste la NAVE4, objet d’un projet communautaire conçu par Kcho et inaugurée pour la circonstance. C’est ici que l’on peut éprouver l’expérience intime d’une communauté artistique vivant en lien et partageant des racines communes. A commencer par le petit bâtiment consacré à Wifredo Lam dans lequel sont accrochées les dernières dessins et peintures de cet artiste culte.

En face et séparé par un mur de briques -dans lesquelles on distingue des moulages de barque, le visiteur accède par l’ouverture d’une porte à un autre bâtiment qui permet alors de découvrir les sculptures d’un artiste du Bénin, Richard Korblah. Des bustes, tout aussi expressifs que les titres qui les accompagnent -Dignité, Espérance, Sérénité-, réveillent dans la mémoire les origines africaines de la santeria.

Yolanda Wood avait déjà présenté Kcho, dans l’article cité, comme une figure majeure de la création contemporaine à Cuba. Le projet conçu par celui-ci, le Museo Organico Romerillo appelé à se développer, rassemblera sur un même lieu, le parc Trillo, une vaste communauté d’artistes. Les œuvres présentées cette année au public pour l’inauguration à la Nave laissent entrevoir une ouverture sur de nouveaux thèmes. A travers la présentation d’œuvres abordant des questions relatives au corps, avec la Chilienne Cecilia Parades ou le  vénézuelien Zoltan Kunckel. Tcho, nous l’avons retrouvé par surprise à la Casa de Africa5, avec une œuvre associant  son thème de prédilection, la barque, à celui d’un globe aux tracés entrecroisés illustrant la liberté à se déplacer. Un artiste sénégalais, présent lui aussi dans ce musée, Momar Seck, s’est emparé de ce même thème pour créer des installations associant des avions miniatures à une énorme valise. Le tout étant réalisé avec l’aluminium de canettes industrielles (Fanta, Coca Cola, Iron Beer, etc.).

La 12ème Biennale de La Havane, une utopie poétique ?

Non, je n’ai pas vu l’intégralité des œuvres de cette 12ème Biennale. Pas plus que je ne rends compte de tout ce que j’ai vu. Néanmoins ce que j’ai vu n’est pas « rien ». Et me semble suffisant, non pas pour porter un jugement, mais pour m’autoriser à tenter de rendre compte d’un regard particulier et d’une approche qui furent les miens. Soumise au principe du plaisir et s’inscrivant dans une perspective de rencontres plus ou moins imprévues dans lesquelles le hasard trouvait place, cette approche empirique s’est progressivement transformée en une quête réflexive puis en une construction de sens. Passant là aussi de l’expérience à l’idée.

Il m’a été donné de  rêver à la performance grandiose que MIchelangelo Pistoletto réalisa en mer, « Tercer Paraiso », uniquement visible du ciel et que restituait l’affiche de la Biennale. Et de me rabattre alors sur la performance conçue par cette grande figure de l’arte povera, l’orchestration d’un concert de couvercles de casseroles, place de la cathédrale auquel participèrent plus d’une centaine de jeunes batteurs, au dynamisme prometteur d’un futur radieux (6).

Tournant le dos au Capitole, devant un drapé représentant le  temple  Gameunsa, réalisé par Han Sungpil (Corée du sud) recouvrant toute la façade d’un immeuble en décrépitude (7), je me suis laissée emportée par le rêve que suggérait le titre de cette installation, Armoniosa Habana. M’interrogeant sur la nature de cet ennemi contre lequel l’artiste sollicitait, pour Cuba, la protection de Boudha.

Je me suis laissé envahir par les sensations visuelles et auditives de la vidéo minimaliste envoyée par Anish Kapoor. A défaut de pouvoir être en contact avec la sculpture monumentale qu’il présente actuellement à Versailles. A Cuba nous avons vu des formes (ronds et des carrés) et des couleurs qui changeaient, s’accompagnant d’une bande son à l’intensité tout aussi variable (8). 

J’ai cru percevoir l’originalité d’une Biennale qui, comme le souligne son directeur Jorge Fernandez Torres, permet la visibilité d’artistes du Sud qui sont, par ailleurs pour un grand nombre d’entre eux, porteurs de micros projets économiques. Comme cette artiste afghane, Zolaykha Sherzad, dont on pouvait découvrir (9), à la Maison de l’homme pieux, la suspension en forme d’envolée d’une burka noire. Elle anime un projet pilote, « Afghanistan libre », visant à  former des femmes à la création de tissus et de vêtements qui valorisent la culture afghane. C’est aussi certainement parce qu’il est porteur d’un projet social, 3K, que le martiniquais  et skatteur Steeve Bauras a été sélectionné pour présenter une vidéo. Celle-ci était accompagnée d’une performance de skateurs s’entraînant sur une rampe qui, mise à la disposition des jeunes du quartier, restera ensuite à La Havane (10). 

Beaucoup plus ouverte que je ne l’imaginais cette Biennale a permis à des membres de la diaspora cubaine, en revenant pour exposer au pays, un voyage à contre sens.  Découvrant même que cette 12ème Biennale ouvrait ses portes à des artistes américains, comme   Mary Mattingly dont on pouvait voir une sculpture, Pull, visuellement très proche de la sphère d’Henri Tauliaut. Mais, s’il s’agissait dans les deux cas d’habitats sollicitant la collaboration du public, celle d’Henri Tauliaut, en bois, est apparue plus poétique, renvoyant à l’univers onirique de Wifredo Lam et à un imaginaire caribéen peuplé d’esprits. Tandis que la sphère de Mary Mattingly, qu’elle appelle d’ailleurs une « barque », en acier et plus fonctionnelle, était conçue comme une habitation autonome de survie. De la sorte le public s’est trouvé confronté à deux « idées », c’est-à-dire deux concepts matérialisés chacun sous une forme expérimentale. Deux réalisations qui constituent à merveille la métaphore de la problématique affichée par cette 12ème Biennale. Une Biennale qui marquera les esprits, tout en formant la sensibilité de tout un chacun, jeunes artistes ou amateurs d’art plus ou moins éclairés. Un tournant peut-être aussi sur ce que sera la prochaine Biennale.

Je reviendrai à La Havane…

                                                                      ______________________________________                                                                              

                                                                                                     NOTES

1-Centro de Arte Contemporaneo Wifredo Lam, calle Ignacio 22, Vielle ville.

2-Museo national de Bellas Artes, calle San  Rafael.

3-Yolanda Wood, « Cuba sur mer : une insularité symbolique… », p. 171 in Recherches en esthétique n°20, « Créations insulaires », revue du CEREAP, Fort-de-France, janvier 2015.

4-Tcho Studio, angle de l’Avenida 120et de la calle 7, La Playa.

5-Casa de Africa, calle Obrapia, n° 157.

6-Michelangelo Pistoletto, Tercer Paraiso,Place de la catédral, samedi 23 mai, à 16h.

7- Han Sungpil, Harmoniosa Habana, impression sur tissu de maille, 28m x 33m, place du Capitole. *

8-Anish Kapoor, Wound and absent objet, samedi 23 mai, Ciné Payet, Calle Prado, La Habana vieja.

9- Zolaykha Sherzad, Maison de l’homme pieux, face à la Casa de Africa, rue Obrapia.

10-Steeve Bauras, Dimanche 24 mai, 14h, salle Polyvalente de San Isidro, calle Cuba/Leonor Perez, La habana Vieja. Voir aussi l’interview de Dominique Brebion sur le site d’AICA sc  

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